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Martin Nadaud, migrant parmi ses compatriotes

Le départ

 

"Ainsi harnaché, le 26 mars 1830,

je fis avec mon père mes adieux à ma famille"

A quatorze ans Martin monte pour la première fois à Paris.

Le trajet s'effectue à pied jusqu'à Orléans en quatre jours. Chacune des étapes, Genouillac, Issoudun, Salbris et Orléans représente une soixantaine de kilomètres. Les migrants se déplacent en groupe par commune ou canton d'origine.

Le trajet Orléans - Paris se fait en mauvaise voiture à cheval appelée "coucou".

"A notre arrivée à Paris, nous nous rendîmes dans le garni où mon père avait passé sa jeunesse... au 62 de la rue de la Tissanderie.

 
 

Le trajet vers Paris

 

 

 

 

 

 

Martin NADAUD travaille quelques mois à Villemomble puis, revient à Paris où il loge dans un garni.

Les conditions de vie bien qu'agrémentées par une certaine fraternité  y étaient très pénibles à cause de la promiscuité, du manque d'hygiène et de commodités.

D'abord "goujat", Martin NADAUD sert un maçon qu'il approvisionne en matériaux avant de devenir lui-même "limousinant" c'est à dire maniant la truelle. La crise du bâtiment l'oblige à changer fréquemment de chantier.

Déterminé à compléter son instruction, il suit les cours du soir pour acquérir les connaissances techniques nécessaires à son métier.

Désireux de partager son savoir avec des camarades et dans la nécessité d'accroître ses ressources, il ouvre une école du soir dans sa chambre.

Sa santé robuste lui permet de mener de front ses journées de travail de douze ou treize heures, puis après un rapide repas de dispenser ses cours jusqu'à vingt-trois heures.

 
 

Rue Tissanderie

 

Pendant 10 ans de 1838 à 1848, Martin s'instruit et instruit les autres. Cette période est capitale pour son avenir.

 

 

Villemombre, rue des Trois Frères

Une chambrée

 

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